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mercredi 19 janvier 2011

Encore quelques traditions régionales...


Langues, dialectes et accents régionaux

À l'origine, deux langues, le goth et le latin, qui ont donné d'un côté le flamand et de l'autre le français, le picard et le wallon. Et maintenant, vingt variations dans les dialectes et au moins cent accents différents. Bref, le flahute et le ch'timi. Si la langue disparaît, l'accent reste. Dunkerque d'abord. Une espèce de titi chantant qui mange les « r » et sent le port. Et à partir d'Armentières, voilà le ch'timi. Ou plutôt les ch'timis. Et mille accents encore. Il y a les accents de Cambrai, et celui de Douai où les magistrats ont des intonations de mineurs. Celui de Lens où l'on joue si bien au « fote-balle » et où hélas les mineurs de moins de dix-huit ans n'ont plus l'accent des mineurs de plus de soixante ans. Et l'accent des gars du Hainaut qui parlent rouchi avec l'accent bien sûr. Et l'accent de Boulogne qui dit si bien la marée, et celui de Calais paradoxalement moins bourgeois que celui d'Arras. Et l'accent de « Beteune » à Béthune.

Lexique Nordiste

- Bourle : jeu qu'on pratiquait dans l'arrière-salle des estaminets et qui consistait à lancer des plateaux de bois sur la terre battue.
- Boves : souterrains ou caves taillés dans la roche calcaire.
- Carbonade : bœuf aux oignons mijotant dans la bière.
- Chicon : légume du Nord, qui, quand il émigre, s'appelle l'endive.
- Ch'timis : les gens du Nord et du Pas-de-Calais. Diminutif d'origine picarde. Ce mot est né dans les tranchées de 14-18.
- Courée : ruelle en cul-de-sac où s'alignent ou s'alignaient les maisons de brique à l'identique des ouvrières et des ouvriers du textile.
- Estaminet : le mot le plus convivial du Nord. Bistrot de là-bas (voir la rubrique ci-dessous).
- Faluche : pain tendre, plat et blanc, presque cuit.
- Moëres : terrains gagnés sur les marais par tout un système de moulins et de canaux et le tout endigué.
- Pannes : tuiles rouges flamandes.
- Terril : en pays minier, montagne de scories après triage du charbon.
- Wassingue (quelquefois loque) : serpillière.
- Waterzoï : bouillabaisse qui parle flamand avec des poissons de mer et picard avec les poissons d'eau douce.

Et bien d'autres...

Estaminets

S'il est un mot qui chante délicieusement aux oreilles des vieux Nordistes, c'est bien le mot estaminet. C'était là qu'on trouvait le boire et la fille. Un espace de libre péché à l'abri du regard, ou avec l'accord « casuistiquement » tacite d'une Église fort morale. Imaginez. Une salle au plancher couvert de sciure, un comptoir en acajou chantourné, couvert de zinc. Des vitres aux verres teintés. Le tout donnant sur une cour longue où traînent encore les palets de métal du jeu de bouchon et quelques plumes du perdant du combat de coqs de la veille. Sous l'auvent, car faute d'arrière-salle, c'est ici que la veille, on a monté le gallodrome improvisé (et on croit entendre les encouragements cruels des coqueleux et des parieurs). Et derrière l'urinoir en épaisse ardoise noire, il y a le pigeonnier car le patron est coulonneux. Estaminet, lieu de mémoire. Les combats de coqs sont presque interdits et la fumée du tabac n'est plus écologiquement correcte. Mais si vous cherchez bien quelque part le long de la frontière, ou le long d'un canal, vous découvrirez peut-être l'un des derniers. Et vous comprendrez alors les lieux de la convivialité vraie. De la convivialité de classe. Car l'estaminet était (est encore, chut...) ce que le pub est à l'Irlande. Un espace de liberté et d'espoir qui accepte toutes les contradictions.

Charitables de Béthune

Un jour de l'an de grâce 1188, deux maréchaux-ferrants, paraît-il à jeun, croient voir le bon saint Éloi, patron des forgerons, qui leur demande d'enterrer dorénavant de manière moins expéditive. Ils fondèrent alors la Compagnie des charitables, chargée d'enfouir dignement tous les défunts. Et depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, et ce même aux temps des épidémies, des guerres et des révolutions, on voit les charitables mener à l'église (quand même) et à la sépulture tout ce qui est humain et qui rend l'âme à Béthune et à trois lieues alentour. Et depuis 1188, tous les va-nu-pieds sont mis en terre en grandes pompes. Chaussés pour l'éternité.

Figures du Nord et du Pas-de-Calais

Il faudrait quelque chose d'épais comme une bible ou un bottin pour imprimer tous les personnages illustres sinon célèbres qui ont eu pour berceau le Nord et le Pas-de-Calais ou qui ont œuvré pour les Flandres, Artois et autres Hainaut.

Entre autres : Charles de Gaulle (1890-1970) ; Jean Bart (1650-1702), le plus grand des corsaires français ; Maximilien de Robespierre (1758-1794) ; L'abbé Prévost (1697-1763), auteur du célèbre Manon Lescaut ; Charles Sainte-Beuve (1804-1869), le plus grand des critiques littéraires ; Saint Patrick (vers 389-461), patron de l'Irlande et des gens intelligents ; Charles de l'Écluse : c’est lui qui a introduit la pomme de terre en France à la fin du XVIe siècle ; Louis Blériot (1872-1936), le premier aviateur à avoir traversé la Manche ; Frédéric Sauvage (1786-1857), inventeur de l'hélice ; Antoine Watteau (1676-1721), peintre fameux ; Henri Matisse (1869-1954) : le plus grand fauve de la peinture mondiale.




Culture et traditions dans le Nord Pas-de-Calais

Ci-dessus, quelques images lors du carnaval de Dunkerque

Enfin, retenez une chose (qui nous est essentielle), le Nord Pas de Calais, c'est d'abord une grande leçon d'humanisme...

lundi 22 novembre 2010

VISITE DE GENES DIFFUSION A DOUAI

                                               
Ce lundi 22 novembre, nous avons été visité la coopérative Gènes Diffusion à Douai. Cela nous à permis d'approfondir nos connaissances dans le domaine de l'insémination. Nous avons commencé cette visite par une présentation de la salle de monte. Cette salle à été construite en 2001, elle est donc relativement récente et dispose de tous les équipements nécessaire notamment pour la sécurité du personnel (barrières tout autour pour se dégager en cas de chargement du taureau). Elle comporte une quinzaine de taureaux tous issus de la pointe de la génétique. Le but de cette salle est de prélever la semence des taureaux nécessaire pour la mise en paillette. Cette monte s'effectue à l'aide de ce que l'on appelle des "bout-en-train" ; ce sont des taureaux qui ont été castrés, ils sont privilégiés par rapport à une génisse ou une vache car ils ont une morphologie adaptée pour supporter le poids des taureaux et par la même occasion, ils évitent tout risque sanitaires liés à une éventuelle fécondation. Les prélèvements s'effectue le lundi et le jeudi matin à raison de 2 prélèvements par taureau (avant tout prélèvement, le taureau doit auparavant éjaculer quelques fois pour évacuer le liquide séminale). Après chaque prélèvements, l'arrière des "bout-en-train" est désinfecté encore une fois pour prévenir d'éventuelles contaminations.

Ensuite, nous avons été visité le laboratoire. Ce laboratoire sert principalement à la congélation des paillettes et au contrôle de celles-ci.
Le personnel est équipé d'un matériel digne des dernières technologies qui permet un strict contrôle des paillettes. A leur arrivées, les semences sont mises en paillettes avec des contrôles sanitaires bien évidemment et mises en congélation à -196° dans de l'azote liquide puis elles sont mises en quarantaine pendant 1 mois. Un dernier contrôle s'effectuera sur 2 paillettes qui seront décongelées avant leurs mise en circulation pour être sur qu'il n'y est aucune anomalie car le but d'une IA, rappelons le, est de garantir non seulement une qualité irréprochable de la paillette à l'éleveur, mais aussi d'offrir à celui-ci des normes d'hygiène et de propreté exemplaire pour qu'il n'y est aucune contamination dans les troupeaux concernés.

Nous avons ensuite terminé cette visite par une présentation de la coopérative Gènes Diffusion dans son ensemble notamment sa localité géographique mais aussi dans ses secteurs d'activités qui sont très diversifiés :

- Bovins
- Porcins
- Equins
- Lapin

La part de marché de Gènes Diffusion représente environ 32% ce qui est très considérable. Cette coopérative ne cesse de se développer car elle offre une qualité exceptionnelle des semences à ses éleveurs.
Ces dernières années se sont succéder différentes gammes de produits pour le plus grand plaisir des éleveurs,  parmi les plus importantes se trouvent :

- 2007 : Semences sexées sur la prim'holstein (en femelle seulement) puis sur le charolais (mâles et femelles).
- 2009 : La gamme GD Pack qui comporte 15 paillettes issus de 5 taureaux différents pour améliorer différents critères selon le choix de l'éleveur (lait, reproduction, taux, vélâge...). Ce pack est très économe pour l'éleveur car il revient à 13€ par paillette à l'éleveur.

Cette visite s'est donc terminé sur cette présentation de Gènes Diffusion. Cela nous à semblé très intéressant et très profitable d'un point de vue technique.
Une journée que nous ne regrettons pas...